{"id":9133,"date":"2026-08-28T19:59:49","date_gmt":"2026-08-28T17:59:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.beatricevenezi.it\/?p=9133"},"modified":"2026-08-29T20:01:53","modified_gmt":"2026-08-29T18:01:53","slug":"la-cultura-ci-rende-liberi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.beatricevenezi.it\/fr\/la-cultura-ci-rende-liberi\/","title":{"rendered":"La culture nous rend libres"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le BLOG de Beatrice Venezi. <em>\u00ab La connaissance rend libre, l'ignorance rend esclave \u00bb.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd'hui, nous parlons de libert\u00e9 et j'aimerais commencer par cette citation embl\u00e9matique de Socrate.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La libert\u00e9 est la valeur fondamentale de notre vie ; c\u2019est la capacit\u00e9 d\u2019agir sans contraintes, de choisir en toute autonomie. C\u2019est la capacit\u00e9 de s\u2019autod\u00e9terminer et d\u2019avancer, m\u00eame en surmontant les obstacles mentaux que constituent le politiquement correct, la pens\u00e9e unique et ce que nous appelons aujourd\u2019hui&nbsp;<em>culture de l'exclusion&nbsp;<\/em>\u2014 l'interdiction d'id\u00e9es, d'\u0153uvres, voire d'auteurs du pass\u00e9, lorsqu'ils ne satisfont pas aux crit\u00e8res d'un pr\u00e9sent qui pr\u00e9tend juger l'histoire \u00e0 l'aune de ses propres normes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une personne libre fait des choix ; sinon, elle vit dans le purgatoire de l'absence de choix, des croyances limitantes et des choix inconscients. Ainsi, la premi\u00e8re \u00e9tape fondamentale vers la libert\u00e9 consiste \u00e0 s'\u00e9manciper des pr\u00e9jug\u00e9s sociaux qui enferment notre pens\u00e9e dans des murs \u00e9rig\u00e9s par autrui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En Occident, aucun syst\u00e8me juridique n'a jamais garanti autant de libert\u00e9s qu'aujourd'hui ; pourtant, nous n'avons jamais \u00e9t\u00e9 aussi peu libres qu'aujourd'hui. Comment expliquer ce paradoxe ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab L\u2019homme est n\u00e9 libre, et partout il est encha\u00een\u00e9 \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rousseau l'\u00e9crivait d\u00e9j\u00e0, en introduction \u00e0 son&nbsp;<em>Contrat social<\/em>. Le philosophe Isaiah Berlin, deux si\u00e8cles plus tard, nous a simplement fourni le vocabulaire n\u00e9cessaire pour distinguer les cha\u00eenes visibles de celles qui ne le sont pas : d\u2019une part, la libert\u00e9 n\u00e9gative, l\u2019absence d\u2019obstacles ext\u00e9rieurs, d\u2019interdits \u00e9crits noir sur blanc ; de l\u2019autre, la libert\u00e9 positive, la capacit\u00e9 r\u00e9elle d\u2019\u00eatre ma\u00eetre de sa propre vie, de s\u2019autogouverner de l\u2019int\u00e9rieur. Notre \u00e9poque a remport\u00e9 presque toutes les batailles concernant la premi\u00e8re. Quant \u00e0 la seconde, je crains que nous ne reculions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 qui valorise et pousse \u00e0 l\u2019extr\u00eame la libert\u00e9 mat\u00e9rielle, mais qui d\u00e9valorise la libert\u00e9 mentale : quelle libert\u00e9 y a-t-il dans un monde submerg\u00e9 par toutes sortes de messages r\u00e9p\u00e9titifs qui, tels une pr\u00e9sence omnipr\u00e9sente,<em> Inception<\/em>, ancrent-ils en nous des pens\u00e9es, des besoins et des id\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues qui ne nous appartiennent pas ? Nous nous ber\u00e7ons de l\u2019illusion d\u2019\u00eatre libres, mais nous ne nous rendons pas compte que nos choix sont d\u00e9j\u00e0 si bien pr\u00e9d\u00e9finis par d\u2019autres qu\u2019ils nous paraissent normaux et n\u00e9cessaires. Le \u201c pr\u00eat-\u00e0-l\u2019emploi \u201d est la marque de notre \u00e9poque, qui impr\u00e8gne tous les domaines de notre quotidien : nous consommons des aliments pr\u00e9emball\u00e9s, nous portons des v\u00eatements de fast fashion jetables, nous faisons n\u00f4tres des concepts d\u00e9j\u00e0 dig\u00e9r\u00e9s par d\u2019autres sans les passer au crible de notre pens\u00e9e critique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, le plus grand acte h\u00e9ro\u00efque pour conqu\u00e9rir la v\u00e9ritable libert\u00e9 consiste \u00e0 apprendre \u00e0 nous demander si ce qu\u2019on nous sert refl\u00e8te notre pens\u00e9e et notre volont\u00e9. Comment pouvons-nous acqu\u00e9rir une telle prise de conscience ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La culture est le facteur d\u00e9terminant ; seules la connaissance et le savoir permettent aux individus de disposer des comp\u00e9tences et des outils n\u00e9cessaires pour faire des choix \u00e9clair\u00e9s, dict\u00e9s par leur libre arbitre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourquoi la culture rend-elle libre ? Parce qu\u2019elle nous apprend \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, \u00e0 d\u00e9crypter la r\u00e9alit\u00e9 et donc \u00e0 douter. C\u2019est un moyen d\u2019affirmer notre esprit critique et de construire notre individualit\u00e9, sans nous conformer \u00e0 un mod\u00e8le unique. La culture est le fondement de la soci\u00e9t\u00e9, elle d\u00e9finit l\u2019identit\u00e9 d\u2019un peuple et nous d\u00e9finit en tant que personnes. Le d\u00e9clin constant de l\u2019\u00e9ducation, qui remet en cause le m\u00e9rite, cr\u00e9e sciemment un citoyen fragile, facilement manipulable, donnant ainsi naissance \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 qui met de c\u00f4t\u00e9 les valeurs universelles telles que le respect et la dignit\u00e9, pour les remplacer par des simulacres de valeurs de toutes sortes. En privant la culture de son r\u00f4le de guide, y compris sur le plan moral, et en ruinant l\u2019\u00e9cole en l\u2019uniformisant vers le bas, on a \u00e9galement inflig\u00e9 une grave blessure \u00e0 l\u2019\u00c9tat, au syst\u00e8me d\u00e9mocratique et \u00e0 la libert\u00e9 individuelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La libert\u00e9 est un principe fondamental qui, au cours de l'histoire, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 explor\u00e9 par des artistes et des musiciens, et l\u2019histoire de l\u2019op\u00e9ra, en particulier, est aussi celle de censures contourn\u00e9es, de livrets r\u00e9\u00e9crits, de d\u00e9cors transpos\u00e9s dans des \u00e9poques et des lieux plus s\u00fbrs, afin de continuer \u00e0 raconter, sous des apparences trompeuses, toujours la m\u00eame chose : le d\u00e9sir humain de ne pas \u00eatre des sujets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aucune \u0153uvre ne l'exprime plus clairement que&nbsp;<strong><em>Fidelio<\/em><\/strong>, le seul op\u00e9ra qui&nbsp;<strong>Beethoven<\/strong>&nbsp;qu'il ait jamais \u00e9crit. Florestano est injustement emprisonn\u00e9 dans une cellule souterraine, victime d'un pouvoir qui veut le faire dispara\u00eetre sans proc\u00e8s ; sa femme Leonora, d\u00e9guis\u00e9e en homme sous le nom de Fidelio, s'introduit dans la prison pour le sauver. Le moment le plus c\u00e9l\u00e8bre de l\u2019op\u00e9ra n\u2019est pas, et c\u2019est significatif, un duo d\u2019amour : c\u2019est le ch\u0153ur des prisonniers politiques, sortis un instant \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil<em>&nbsp;Oh, quel plaisir !.<\/em>&nbsp;Il commence d'une voix tr\u00e8s faible, presque un murmure, car le simple fait d'\u00e9lever la voix, \u00e0 ce moment-l\u00e0, pourrait leur co\u00fbter la vie. Puis il monte progressivement jusqu'\u00e0 \u00e9clater en un&nbsp;<em>fort<\/em>&nbsp;plein, symbole de dignit\u00e9 et de libert\u00e9 retrouv\u00e9es dans une extase collective. Beethoven d\u00e9peint la libert\u00e9 comme un soulagement physique, avant m\u00eame d\u2019en faire une id\u00e9e : dans son&nbsp;<em>Fidelio<\/em>, la libert\u00e9 a le son pr\u00e9cis de celui qui recommence, pour la premi\u00e8re fois depuis longtemps, \u00e0 respirer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis, pensons \u00e0&nbsp;<strong>Giuseppe Verdi<\/strong>. Compositeur qui assume sciemment un r\u00f4le politique au sens noble du terme, son \u0153uvre se distingue par l\u2019int\u00e9gration de th\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 l\u2019oppression politique. En ce sens, Verdi lui-m\u00eame affirmait l\u2019importance de ne pas dissocier l\u2019art de la libert\u00e9 humaine. \u00c0 travers des personnages \u00e9touff\u00e9s par la dictature de dirigeants despotiques ou par l'adh\u00e9sion \u00e0 des normes sociales rigides, Verdi raconte comment la libert\u00e9 peut \u00eatre conquise par la lutte individuelle et la r\u00e9bellion. Dans des \u0153uvres telles que&nbsp;<strong><em>Nabucco<\/em><\/strong>, par exemple, avec le c\u00e9l\u00e8bre ch\u0153ur&nbsp;<em>Va, pens\u00e9e<\/em>&nbsp;exprim\u00e9 par les esclaves juifs, qui devint un symbole de libert\u00e9 et de lutte pour l'ind\u00e9pendance nationale italienne pendant le Risorgimento.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Verdi, d'ailleurs, connaissait bien le co\u00fbt r\u00e9el de ces questions.&nbsp;<strong><em>Un bal masqu\u00e9<\/em><\/strong>, qui, dans la pi\u00e8ce originale, racontait l\u2019assassinat d\u2019un roi \u2014 Gustave III de Su\u00e8de, r\u00e9ellement assassin\u00e9 lors d\u2019un attentat en 1792 \u2014 dut \u00eatre r\u00e9\u00e9crite \u00e0 la demande de la censure bourbonienne, effray\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9e de mettre en sc\u00e8ne un r\u00e9gicide pr\u00e9cis\u00e9ment au moment des attentats contre Napol\u00e9on III. Le souverain assassin\u00e9 sur sc\u00e8ne devint un gouverneur colonial \u00e0 Boston, et l\u2019action fut d\u00e9plac\u00e9e de la Su\u00e8de vers l\u2019Am\u00e9rique coloniale : un d\u00e9guisement bureaucratique qui nous fait sourire aujourd\u2019hui, mais qui \u00e9tait alors le seul moyen de faire tout de m\u00eame entrer cette musique au th\u00e9\u00e2tre. Changer les noms, d\u00e9placer les lieux, d\u00e9guiser la v\u00e9rit\u00e9 en fiction : cela aussi, au fond, est une fa\u00e7on de lutter pour le droit de dire quelque chose que le pouvoir ne veut pas entendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis, pensons \u00e0&nbsp;<strong><em>Carmen<\/em>&nbsp;de Georges Bizet<\/strong>. L'h\u00e9ro\u00efne refuse de se laisser enfermer dans les attentes li\u00e9es au genre et les conventions sociales de son \u00e9poque : elle choisit, elle aime, et finit par mourir, mais toujours et uniquement selon ses propres conditions, jamais selon celles que la soci\u00e9t\u00e9 voudrait lui imposer. Bizet en fait un symbole de libert\u00e9 personnelle si radicale, et si d\u00e9rangeant pour le public bourgeois de 1875 \u2014 habitu\u00e9 \u00e0 des h\u00e9ro\u00efnes bien plus dociles, et certainement pas \u00e0 une fumeuse qui revendique ouvertement son droit d\u2019aimer et de cesser d\u2019aimer quand bon lui semble \u2014 que la premi\u00e8re repr\u00e9sentation fut accueillie par un v\u00e9ritable scandale. Bizet mourut trois mois plus tard, convaincu d\u2019avoir \u00e9crit un \u00e9chec : il n\u2019eut pas le temps de voir&nbsp;<em>Carmen<\/em>&nbsp;devenir, en l'espace de quelques ann\u00e9es, l'une des \u0153uvres les plus appr\u00e9ci\u00e9es et les plus jou\u00e9es au monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis, l'\u0153uvre&nbsp;<strong><em>Andrea Ch\u00e9nier<\/em>&nbsp;d'Umberto Giordano<\/strong>. Se d\u00e9roulant pendant la R\u00e9volution fran\u00e7aise, l\u2019\u0153uvre s\u2019inspire de la vie r\u00e9elle du po\u00e8te Andr\u00e9 Ch\u00e9nier, guillotin\u00e9 en 1794 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de trente et un ans seulement, deux jours avant la chute de Robespierre qui aurait pu le sauver. Ch\u00e9nier utilise son art pour exprimer les id\u00e9aux de libert\u00e9 et d\u2019\u00e9galit\u00e9, malgr\u00e9 la pers\u00e9cution et le danger : sa po\u00e9sie devient un puissant outil pour inciter les autres \u00e0 se rallier \u00e0 la cause de la libert\u00e9. Et l\u2019op\u00e9ra en pr\u00e9sente \u00e9galement le revers le plus amer, \u00e0 travers la voix de G\u00e9rard, le r\u00e9volutionnaire qui, dans son monologue,&nbsp;<em>Un ennemi de la patrie ?<\/em>&nbsp;Il se rend compte, trop tard, qu'il est lui-m\u00eame devenu l'instrument de cette terreur qu'il croyait combattre : la libert\u00e9, semble nous dire Giordano, peut aussi d\u00e9vorer celui qui l'a invoqu\u00e9e le premier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et si nous voulons rester au XXe si\u00e8cle, plus proche de nous, pensons \u00e0&nbsp;<strong>Dmitri Chostakovitch.<\/strong>&nbsp;En 1936, la Pravda l'attaque publiquement \u00e0 propos de son \u0153uvre&nbsp;<strong><em>Lady Macbeth du district de Mtsensk<\/em><\/strong>, avec un titre qui est d\u00e9j\u00e0 une condamnation : \u201c Le chaos plut\u00f4t que la musique \u201d. D\u00e8s lors, Chostakovitch vit dans la crainte r\u00e9elle d\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9 au c\u0153ur de la nuit, comme tant d\u2019autres avant lui. Sa Cinqui\u00e8me Symphonie, compos\u00e9e l\u2019ann\u00e9e suivante, est officiellement pr\u00e9sent\u00e9e comme \u00ab la r\u00e9ponse d\u2019un artiste sovi\u00e9tique \u00e0 une critique justifi\u00e9e \u00bb : un titre qui \u00e9voque la capitulation, la soumission au r\u00e9gime. Et pourtant, cette finale apparemment triomphale, avec ses accords martel\u00e9s et r\u00e9p\u00e9t\u00e9s \u00e0 l\u2019infini, repr\u00e9sente exactement le contraire : la parodie de ce m\u00eame r\u00e9gime qui, sous le vernis des d\u00e9fil\u00e9s militaires festifs, cache la terreur des purges.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u0153uvre de Giordano, tout comme celle de Beethoven, de Verdi, de Bizet et de Chostakovitch, met en \u00e9vidence le pouvoir de l\u2019art pour promouvoir la libert\u00e9 culturelle et l\u2019importance de la libert\u00e9 d\u2019expression en tant qu\u2019outil permettant de d\u00e9fier l\u2019autorit\u00e9 et de favoriser le changement social. En ce sens, on peut consid\u00e9rer tout cela comme un hommage aux Lumi\u00e8res fran\u00e7aises et \u00e0 leur conception de la libert\u00e9 en tant que droit inali\u00e9nable de l\u2019individu. Ces \u0153uvres d\u2019art, et bien d\u2019autres encore, d\u00e9montrent comment la culture peut promouvoir et inspirer la libert\u00e9, dans la lign\u00e9e du concept grec du \u201c beau, du bien et du juste \u201d (que nous avons \u00e9voqu\u00e9 il y a quelques semaines). L\u2019art, en effet, peut repr\u00e9senter le \u201c beau \u201d et, en m\u00eame temps, promouvoir des valeurs \u00e9thiques et morales \u201c bonnes \u201d et \u201c justes \u201d, en soulignant que la libert\u00e9 est une valeur \u00e0 prot\u00e9ger et \u00e0 promouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je conclurai en affirmant, avec une certitude absolue, que la culture nous rend libres, qu\u2019elle \u00e9largit les fronti\u00e8res du monde dans lequel nous vivons, en nous permettant de le voir sous une myriade de perspectives diff\u00e9rentes. Promouvoir et approfondir la connaissance de notre histoire, de notre art et de nos traditions, sans a priori, revient \u00e0 \u00e9lever la culture au rang de v\u00e9ritable droit civil et social, partie int\u00e9grante et essentielle d\u2019un syst\u00e8me de protection sociale moderne, dans lequel la culture occupe une place centrale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La culture et le savoir sont le fondement de toute libert\u00e9 ; il s'agit d'un droit inh\u00e9rent \u00e0 la dignit\u00e9 humaine ; il ne peut y avoir ni libert\u00e9 individuelle, ni libert\u00e9 d'expression, ni libert\u00e9 d'opinion, ni v\u00e9ritable d\u00e9mocratie sans culture et sans savoir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Beatrice Venezi<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il BLOG di Beatrice Venezi. \u00abIl sapere rende liberi, l&#8217;ignoranza prigionieri\u00bb. Oggi parliamo di libert\u00e0 e mi piace iniziare con questa citazione emblematica di Socrate. La libert\u00e0 \u00e8 il valore portante della nostra vita, \u00e8 la capacit\u00e0 di agire senza costrizioni, di scegliere autonomamente. \u00c8 la capacit\u00e0 di autodeterminarsi e 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